Le Blogue de Georges - 10 août 2010Bonjour tout le monde, Eh bien! Ce jour devait arriver! Il était impossible pour moi de prédire comment ça se passerait ou même comment je me sentirais. On espère toujours que cette décision sera prise quand et comme on l’entend. Après une longue carrière de hockey de douze ans et 695 matches dans la LNH, j’annonce officiellement ma retraite. Un grand nombre d’entre vous seront surpris d’apprendre cette nouvelle étant donné que je n’ai que 33 ans, mais voici les raisons qui m’ont amené à prendre une telle décision. Comme vous le savez, au cours de ma première année avec les Canadiens, j’ai souffert de deux hernies discales. C’était vraiment la première fois dans ma carrière que j’étais aux prises avec une blessure si grave, mais, en vérité, après dix ans de bagarre et de lutte, ce n’avait rien d’étonnant. Lorsque j’ai reçu le diagnostic, je me rappelle qu’un médecin a suggéré une chirurgie qui permettrait de fusionner ma vertèbre et régler le problème. À 31 ans, l’idée d’avoir des médecins jouer avec les nerfs de mon dos ne m’inspirait pas confiance. J’ai donc pris des injections et des pilules de cortisone et j’ai continué de jouer malgré tout, sans vraiment pouvoir atteindre mon plein potentiel. L’année dernière, lors de mon renvoi en janvier, j’ai eu la chance de guérir et j’étais déterminé de rejouer dans la LNH ou même de jouer en Europe, mais, à ce moment-là, deux événements importants ont fait que j’en ai décidé autrement. D’abord, j’ai rencontré mon ami Nick Brusatore, l’inventeur et cofondateur de TERRASPHERE. Il m’a pratiquement convaincu de m’associer à son entreprise. Pour moi, ça n’a pas été une décision difficile parce que cette technologie permettra de sauver la planète et j’ai toujours rêvé de pouvoir contribuer à un projet qui pourrait améliorer le monde dans lequel nous vivons. Pour vous renseigner davantage sur cette technique novatrice, rendez-vous à mon site Web. Vous trouverez toute une section dédiée à cette nouvelle technologie. Voici la seconde raison qui m’a poussé à prendre ma retraite. Alors que je m’entrainais pour mon retour, j’ai recommencé à avoir mal au dos. À mon avis, c’était un avertissement. Valait-il la peine de continuer de jouer une ou deux autres années et prendre le risque d’être paralysé? J’aime jouer au hockey, mais pas à ce point-là. Ma santé est beaucoup plus importante et l’idée de finir dans un fauteuil roulant ne me plaisait pas du tout. Au même moment, l’occasion de travailler pour TERRASPHERE s’est présenté et, puisque que j’ai toujours pensé que tout arrive pour une raison, cette offre tombait à pic. Le temps était venu d’aller de l’avant et de participer à un projet qui pourrait changer le monde. J’aimerais maintenant remercier les nombreuses personnes que j’ai rencontrées au cours de ma carrière. D’abord et avant tout, mon frère Jules qui a été mon principal et fidèle partisan au cours des années qui m’ont conduit à la LNH. Le reste de ma famille a également joué un rôle important. Je désire remercier tous mes entraîneurs qui m’ont aidé à me surpasser, à devenir plus qu’un joueur unidimensionnel. Ils ont fait en sorte que j’ai toujours participé aux séries éliminatoires de la LNH tout en étant un facteur-clé. En fait, j’ai toujours considéré que c’était un exploit étant donné que, malheureusement, pour bien des hommes forts, la saison finit souvent en janvier ou au début des éliminatoires. Je dois remercier les Oilers d’Edmonton de m’avoir repêché et de faire de mon rêve une réalité en me donnant la chance de jouer dans la LNH. Edmonton est devenu mon chez-moi, mon cœur et mon âme, l’endroit où j’ai décidé de vivre durant une bonne décennie, la ville dont je suis tombé amoureux et la ville où j’ai réussi à faire mon seul et unique tour du chapeau dans la LNH. Encore aujourd’hui, quand je repense aux fans qui pleuraient dans les estrades ce jour-là, j’ai des frissons. Un gros merci à Kevin Prendergast ainsi qu’à toute sa famille. Kevin, sans vous, je n’y serais jamais arrivé. Je voudrais également remercier les Coyotes de Phoenix, les Pingouins de Pittsburgh et la ville de Pittsburgh. Wow! Je n’ai jamais adopté une ville si rapidement. J’aimais l’équipe, la ville et sa communauté. Cette période a été spéciale pour moi surtout parce qu’il y avait beaucoup d’enfants provenant de minorités ethniques que j’ai pu inspirer et pour lesquels j’ai pu être un modèle de comportement. Finalement, j’aimerais remercier les Canadiens de Montréal pour m’avoir donné la chance de jouer dans ma ville natale. Montréal est aussi l’endroit où j’ai compté le but le plus important de ma carrière; mon seul but comme joueur des Canadiens, le 14 janvier 2010, contre les Stars de Dallas. C’était le premier match que l’équipe jouait après la tragédie en Haïti et je voulais compter un but et le dédier à tous les Haïtiens et Haïtiennes du monde entier. Quand j’ai compté, ça a été le moment le plus extraordinaire de ma vie et je ne l’oublierai jamais. Je dois remercier tous les agents que j’ai eus, les entraîneurs de la LNH, entraîneurs adjoints, le personnel de chaque équipe pour laquelle j’ai joué. J’ai toujours été proche du personnel, surtout ceux et celles qui travaillaient pour les œuvres de bienfaisance auxquelles je participais. Merci pour votre ardeur au travail. On aurait dit qu’il y avait toujours un membre du personnel à cet effet. Je désire surtout remercier tous mes partisans et partisanes qui se trouvent partout dans le monde entier. Merci. Votre appui a été et est toujours ce qui compte le plus pour moi. Vous m’avez fait pleurer, vous m’avez donné des frissons, de la joie et du bonheur à un niveau que vous ne pouvez pas imaginer. Vous m’avez aidé à devenir un meilleur athlète et un meilleur être humain. Sans vous, la LNH n’existerait pas. Sans vous, le hockey ne serait pas excitant. Merci pour les centaines de courriels de soutien que je reçois chaque jour. Désolé si je suis incapable de tous vous répondre, mais je fais toujours de mon mieux. Merci à tous et à toutes. Je vous aime et que Dieu vous bénisse. Mais revenons à mes projets. Je suis maintenant copropriétaire de Crudessence. Jusqu’à maintenant, nous avons deux restaurants qui servent exclusivement des aliments crus et un bar à jus. Je travaille également pour Terrasphere. Je suis également propriétaire d’une entreprise de patinoire synthétique qui s’appelle Super-Glide. Je veille à la construction d’un hôpital en Haïti en collaboration avec l’AJLNH et Vision mondiale dont je suis le porte-parole. Je représente également Peta. Je suis végétalien, alors je D’abord, pourquoi moi? Il n’y a aucun doute que ma popularité a été un facteur important. Les partis politiques dépendent énormément de la publicité. Je ne suis pas différent de Ken Dryden ou Jacques Demers et tous les autres athlètes qui ont fait carrière en politique. J’ai joué dans l’Ouest canadien pendant huit ans et dans l’Est pendant quatre ans. Alors, je suis assez bien connu partout au Canada. Ça devrait donc être utile au parti. Le fait d’être végétalien démontre mon engagement ferme envers l’environnement. C’est décidément ce qui est le mieux pour l’environnement. Disons que vous êtes propriétaire d’une voiture hybride Prius tout en restant carnivore. C’est un pas dans la bonne direction, mais l’effet positif que vous avez sur l’environnement n’est pas comparable à celui d’une ou d’un végétalien. Retournons à la question du départ : pourquoi moi? Eh bien! D’abord, je ne parle pas comme un politicien. Je réponds aux questions en donnant une réponse et non une question. Je ne compte pas non plus aller à l’école pour apprendre à parler comme un politicien. Vous n’aurez pas besoin d’un dictionnaire pour comprendre les mots que j’utiliserai. Pour toutes ces raisons, je sais qu’un bon nombre de gens écouteront plus attentivement mon message. Les gens s’identifieront à moi davantage et, parce que j’ai toujours été actif au sein de la collectivité et que j’ai toujours contribué, ils semblent avoir confiance en moi et accepter mes idées plus facilement. Le problème qui me concerne le plus est le fait que, bien que nous vivions dans un pays démocratique, seul 41 % de la population vote. C’est, à mon avis, une tragédie et les choses doivent changer. Nombreux sont les habitants d’autres pays qui feraient n’importe quoi pour avoir la chance de voter, mais ici, au Canada, nous tenons ce droit pour acquis. J’espère que mon message encouragera les gens à voter et à s’informer à propos des différents partis politiques, même s’ils ne votent pas pour le Parti Vert. Je vais, bien sûr, faire des conférences partout au Canada dans le but de promouvoir le Parti Vert, encourager les gens à voter vert pour sauvegarder notre environnement et éviter le réchauffement de la planète. Si vous regardez les réalisations du Parti Vert en Europe, vous constaterez à quel point ce continent est remarquable. L’Allemagne, par exemple, compte parmi les pays dotés des meilleures technologies vertes qui existent. De plus, cette même industrie a permis de créer plus de 300 000 emplois. Au Canada, au lieu de fonder notre économie exclusivement sur le pétrole et de détruire notre environnement, pourquoi ne pas la bâtir sur des technologies vertes? Comment se fait-il qu’un pays aussi développé que le nôtre soit l’un des pires pollueurs? Je pourrais continuer pendant des heures, mais ce n’est pas le but de cette chronique. Je vais donc passer à un autre sujet. Je ne me présenterai pas non plus comme candidat, pas pour l’instant en tout cas. Comme vous avez déjà lu dans ce blogue, j’ai tellement de projets en marche en ce moment que je n’ai pas le temps. Je devrais tout laisser tomber et consacrer tout mon temps à cela, et je ne suis pas prêt à le faire maintenant. Haïti et beaucoup d’autres personnes comptent sur moi et je ne peux pas les décevoir. Que Dieu vous bénisse, |